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Vendre sa maison ne se résume pas à publier une annonce. Entre le certificat PEB, le contrôle de l’installation électrique, les renseignements urbanistiques, le compromis et l’acte chez le notaire, il y a plusieurs documents à réunir et une procédure à suivre dans l’ordre. Voici les étapes pour vendre en Wallonie. À Bruxelles et en Flandre, certaines obligations diffèrent : renseignez-vous auprès de votre notaire.
Mettre une maison en vente en Wallonie impose un certificat PEB en cours de validité dès la publication de l’annonce. Ce document informe l’acquéreur de la performance énergétique du bien et pèse de plus en plus dans la négociation. Un mauvais score peut faire baisser le prix ou imposer des travaux à prévoir. Anticiper le certificat, et si possible quelques améliorations simples, valorise le bien avant la mise sur le marché.
Les frais à prévoir côté vendeur
Le vendeur prend en charge les documents obligatoires (certificat PEB, contrôle électrique, renseignements urbanistiques, éventuel contrôle de citerne à mazout) et, s’il passe par une agence, ses honoraires. Les frais de notaire et les droits d’enregistrement de l’acte sont, en règle générale, à charge de l’acheteur : voir notre guide sur les frais de notaire. Demandez les tarifs aux professionnels concernés avant de lancer la vente, et interrogez votre notaire sur une éventuelle taxation de la plus-value, qui dépend de votre situation.
Étape 1 — Estimer correctement le prix
C’est l’étape qui conditionne tout le reste. Un prix trop haut allonge la vente et finit souvent en baisses successives, mal perçues par les acheteurs ; un prix trop bas laisse de l’argent sur la table. Trois approches se complètent :
- comparer avec le marché : biens similaires (surface, état, quartier) vendus récemment ; Statbel publie des prix médians par commune, et les portails immobiliers montrent la concurrence actuelle ;
- demander l’avis d’un agent immobilier, qui connaît le marché local et les éléments qui font varier le prix (orientation, état, label PEB) ;
- faire appel à un expert immobilier ou un géomètre-expert indépendant, payant mais utile en cas de succession, de divorce, de donation ou d’enjeu fiscal.
Pour un bien atypique, croisez les trois.
Étape 2 — Préparer la maison
- Désencombrer : un intérieur dégagé paraît plus grand et permet à l’acheteur de se projeter.
- Faire les petites réparations : joints, peinture défraîchie, ampoules, nettoyage en profondeur.
- Soigner les photos : ce sont elles qui donnent envie de visiter. Un photographe professionnel fait souvent la différence.
- Penser au certificat PEB : un mauvais label peut peser dans la négociation ; quelques améliorations simples avant la vente peuvent valoriser le bien.
Étape 3 — Réunir les documents obligatoires
Le certificat PEB. En Wallonie, il est obligatoire pour vendre, et il doit exister dès la mise en vente. Il est établi par un certificateur agréé. L’annonce doit mentionner le code unique du certificat, la consommation totale d’énergie (kWh/an), la consommation spécifique (kWh/m²/an) et la classe énergétique. Le certificat est remis à l’acquéreur avant la signature du compromis. Sans certificat valable, le vendeur s’expose à une amende administrative de 1 000 € ; le non-respect de l’obligation de publicité ou de transmission est puni d’une amende de 500 € (source : SPW Énergie). En savoir plus : Le certificat PEB, un outil fiable ? Le vrai du faux.
Le contrôle de l’installation électrique. Pour vendre une habitation équipée d’une installation électrique, le vendeur fournit un procès-verbal de conformité de moins de 25 ans, ou fait réaliser une visite de contrôle dont le procès-verbal est remis à l’acquéreur à la signature de l’acte. Si l’installation n’est pas conforme, c’est l’acquéreur qui doit la mettre en conformité, dans un délai de 12 ou 18 mois selon l’âge de l’installation (source : Fédération du notariat).
Les renseignements urbanistiques, à demander à la commune : affectation du terrain, permis délivrés, contraintes d’urbanisme.
Le contrôle de la citerne à mazout, si la maison en possède une : renseignez-vous sur les obligations qui s’appliquent à votre citerne.
L’état du sol : en Wallonie, vérifiez si la parcelle figure à la Banque de données de l’état des sols (BDES).
Les documents cadastraux, disponibles via MyMinFin.
Le dossier d’intervention ultérieure (DIU), pour les travaux qui en demandaient un : retrouvez-le, ou demandez à l’entrepreneur ou à l’architecte de le reconstituer.
Préparez ces documents avant les premières visites : le compromis n’en sera que plus simple.
Étape 4 — Mettre en vente, avec ou sans agence
Avec une agence, qui s’occupe de l’annonce, des visites, de la négociation et de la préparation du compromis. Comparez les honoraires et les conditions du mandat (exclusif ou non) avant de signer.
Seul, vous économisez les honoraires, mais vous gérez photos, annonces, visites et négociation. C’est surtout pertinent pour un bien en bon état, au prix du marché, dans un secteur demandé.
Une bonne annonce : de nombreuses photos (extérieur, chaque pièce, jardin), un titre précis (type de bien, surface, quartier), une description honnête, les mentions PEB obligatoires et le prix.
Étape 5 — Le compromis de vente
Une fois l’acheteur trouvé et le prix accepté, le compromis engage les deux parties. Il fixe le prix, la date limite de signature de l’acte, les conditions suspensives (souvent l’obtention du crédit), les documents annexés et l’acompte. Une fois signé, on ne revient pas en arrière sans conséquences. Faites rédiger ou relire le compromis par un notaire avant de signer.
Étape 6 — L’acte authentique chez le notaire
La propriété est transférée à la signature de l’acte authentique, chez le notaire. Les frais de notaire et droits d’enregistrement sont en règle générale à charge de l’acheteur : voir notre guide frais de notaire en Belgique. C’est à ce moment que le vendeur reçoit le prix.
Foire aux questions
Oui, il doit exister dès la mise en vente, et ses indicateurs doivent figurer dans l’annonce. Sans certificat valable, l’amende administrative est de 1 000 €.
Oui. Le vendeur fait réaliser le contrôle ; si l’installation n’est pas conforme, l’acquéreur doit la mettre en conformité dans le délai prévu.
Non. Vendre seul est possible, mais demande du temps pour les annonces, les visites et la négociation.
En règle générale, l’acheteur, sauf clause contraire.
Si le compromis prévoit une condition suspensive d’obtention du crédit, la vente peut tomber sans pénalité dans les conditions prévues ; faites vérifier cette clause par le notaire.
Conclusion
Vendre sa maison en Wallonie se prépare : un prix juste dès le départ, un dossier complet avant les premières visites (certificat PEB, contrôle électrique, renseignements urbanistiques) et le choix entre vendre seul ou avec une agence. Votre notaire reste l’interlocuteur clé pour le compromis, l’acte et les questions fiscales.
Pour aller plus loin sur la vente immobilière, consultez aussi nos guides : frais de notaire en Belgique, le certificat PEB, un outil fiable ? et comment vendre plus facilement son habitation.
L’essentiel à savoir :
- Vendre sa maison en Wallonie demande plusieurs documents, dont le certificat PEB et le contrôle de l’installation électrique, à réunir avant les visites.
- Le certificat PEB doit exister dès la mise en vente, et ses indicateurs doivent figurer dans l’annonce.
- Une estimation juste du prix dès le départ évite les baisses successives.
- Vendre seul est possible ; une agence se charge de l’annonce, des visites et de la négociation contre des honoraires.
- Le compromis engage les deux parties : faites-le relire par un notaire avant de signer.























