Ventilation A,B, C, D... E? Quels gains espérer ?

Gains energies grâce à la ventilation

Les questions que se posent tous constructeurs ou rénovateurs sont de deux ordres : « Quel(s) système(s) choisir?» et «Quels gains puis-je en retirer ? ».

Depuis 1996, le NBN définit 4 systèmes pour ventiler efficacement. Ils se différencient par la manière dont l’air rentre dans les pièces sèches (chambre, salon, bureau...) et sort des pièces humides (w.c., cuisine, salle de bains, buanderie). Depuis près de 20 ans, les solutions techniques se multiplient pour mettre ces systèmes en œuvre. Avec le renforcement des exigences d’isolation et d’étanchéité à l’air, plus moyen d’y échapper… tant d’un point de vue de la salubrité que des exigences à atteindre.


LES SYSTEMES A ET B, AUX OUBLIETTES ?

Ces systèmes sont caractérisés par une évacuation naturelle de l’air vicié qui s’effectue par des conduits verticaux depuis les pièces humides. Les systèmes A et B ne sont que rarement mis en œuvre, car les débits induits naturellement par les différences de pressions sont peu contrôlables. De plus, ils sont difficiles à mettre en œuvre correctement.

LES SYSTEMES C, PEU COUTEUX ET EFFICACES

Basés sur un renouvellement naturel de l’air et une évacuation mécanique, ces systèmes de ventilation permettent de gagner 10 à 27 points sur le niveau E lors de calcul PEB pour des constructions neuves. Lorsqu’on sait que ce niveau E est plafonné actuellement entre 60 et 80 selon les régions, ce gain n’est pas négligeable.

Les gains maximum sont rencontrés lorsque la ventilation est conçue centralisée et «à la demande», c’est-à-dire sur base de détecteur d’humidité, de CO ou de particules volatiles. En effet, la présence de ces capteurs réduit le temps de fonctionnement des ventilateurs. La quantité d’air chaud rejeté en extérieur est ainsi réduite.


LES SYSTEMES D, PERFORMANCE AVANT TOUT

Conçus pour récupérer un maximum de chaleur contenu dans l’air vicié avant de le rejeter à l’extérieur, les systèmes D n’ont rien de systèmes « dépannage ». Leur conception permet de réchauffer l’air entrant dans la construction en le croisant avec l’air chaud rejeté à l’extérieur.

Quasiment incontournables dans le cadre de maisons passives jusqu’à aujourd’hui, leur mise en oeuvre nécessite une étude précise pour le passage des gaines et l’équilibrage des débits. Ils induisent également un entretien et un coût d’installation non négligeable. C’est pourquoi la région bruxelloise a assoupli ses règles passives afin de ne pas imposer le choix d’une technique de ventilation.

Le gain en terme de points pour un système D est similaire aux gains des systèmes C « à la demande ». Dans certains cas, il peut être plus favorable de quelques points.

LES SYSTEMES E ?

Ces systèmes, permettant de récupérer de la chaleur contenue dans l’air vicié, ne sont pas définis par la norme. Il s’agit d’appellations commerciales pour des systèmes qui assurent la ventilation, tout en préchauffant l’eau chaude sanitaire ou l’eau chaude de chauffage. Avec ceux-ci, les fabricants annoncent un gain jusqu’à 37 points sur le niveau E… à relativiser toutefois en fonction de la configuration de votre projet.

Toutefois, un projet n’est pas l’autre ! Le gain final sera donc fonction de ses caractéristiques intrinsèques.