Et si on commençait... Par le commencement !

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Les pertes énergétiques

Les pertes énergétiques par une toiture non isolée représentent une part importante des déperditions de l’enveloppe d’un bâtiment. Et pourtant, plus de 30 % des toitures ne sont pas encore isolées. Les 70 % autres ne contiennent que 3 à 6 cm d’isolant ! Il est donc temps de passer à l’action, car, lorsque le toitn’est pas isolé, ce poste est généralement peu couteux et facile à mettre en œuvre.

Toutefois, prudence, ce n’est pas pour autant qu’il faut vous lancer tête baissée dans ces travaux. Vous risqueriez de commettre pas mal d’erreurs parfois lourdes de conséquences.

Un diagnostic nécessaire

Avant de commencer, faites un état des lieux de la situation existante. Les bois sont-ils en bon état ? Sont-ils déformés ? Aptes à reprendre des nouvelles charges ? Les assemblages sont-ils en bon état ? La toiture exerce-t-elle des pressions et/ou des déformations sur le gros œuvre? La couverture est-elle encore étanche ? Y a-t-il une sous-toiture ou un pare-vapeur ? Dans quel état sont-ils ? Des champignons ou des attaques d’insectes sont-ils visibles ? Les bois sont-ils traités ? Autant de questions à régler avant de commencer.

Sous-toiture et pare-vapeur, un monde de différence !

La composition idéale d’une toiture peut se résumer ainsi : une couverture, une lame d’air ventilée, une sous-toiture, un isolant, un pare-vapeur, un lattageet une finition. La sous-toiture, placée à l’extérieur de l’isolant, garantit temporairement l’imperméabilité du toit et augmente sa résistance aux vents ainsi qu’aux poussières. Elle draine également l’eau de condensation qui se produirait en sous-face de la couverture. Elle permet la diffusion de la vapeur vers l’extérieur.

Le pare-vapeur, placé du coté intérieur de l’isolant, doit garantir l’étanchéité à la vapeur et l’étanchéité à l’air. Il doit être continu et ne souffrir d’aucune perforation. En inversant les deux, vous risquez de graves problèmes de condensation !

Isoler par l’intérieur ou par l’extérieur ?

L’isolation par l’intérieur permet de conserver le bâtiment à l’abri durant les travaux, mais n’est possible que si une sous-toiture est présente. Lorsque l’isolation est posée entre les chevrons, elle sera discontinue. Conscients de cette problématique, les fabricants proposent aujourd’hui des solutions techniques pour poser un isolant non interrompu même par l’intérieur. S’il n’y a pas de toiture ou peu d’espace disponible en intérieur, il vous faudra isoler par l’extérieur.

Certains isolants rigides peuvent jouer le rôle de pare-vapeur et de sous-toiture également. Renseignez-vous auprès du fabricant. Si la toiture est déjà partiellement isolée, il est possible de renforcer l’isolation par l’extérieur pour autant que la résistance thermique du nouvel isolant soit une fois et demie supérieure à la résistance thermique de l’isolant existant.

Quels critères pour la mise en œuvre ?

Pour obtenir un permis en 2014, le Umax de la toiture doit être inférieur à 0.24 W/m2K. Pour obtenir les primes en Région wallonne, le R de la couche isolante doit être au minimum de 3.5 m2K/W. Pour le calcul des primes, cette valeur ne tient pas compte de la fraction bois dans l’isolant. Cette année encore, une réduction fiscale de 30 % du coût des travaux est accordée avec un montant maximum de 3040 €, si la résistance thermique de l’isolant appliqué est supérieure ou égale à 2.5m2W/K.

Estimation des épaisseurs pour obtenir un U de 0.24W/m2K. L’épaisseur varie en fonction de la conductivité des différents matériaux.

Conservez une même logique pour les planchers des combles

Même s’ils sont à l’abri des intempéries et ne nécessitent pas de sous-toiture, ces planchers devront être isolés exactement comme une toiture : isolant,pare-vapeur, lattage technique et finition compris. Ne perdez de vue aucune de celles-ci !

Il ne s’agit ici que d’un résumé des principes régissant la rénovation des toitures inclinées.

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